Avec Love Is Not Enough, Converge semble volontairement saboter ce qui faisait sa force. Là où le groupe brillait par son chaos maîtrisé et son intensité viscérale, l’album donne ici l’impression d’une brutalité sans direction. Les morceaux s’enchaînent dans une saturation quasi permanente, mais sans véritable montée dramatique ni respiration. L’agression devient mécanique, presque uniforme.
La production, étouffante, accentue ce sentiment de confusion : les riffs se noient dans un mur sonore qui finit par anesthésier plutôt que secouer. Si l’on peut y lire une volonté d’expérimentation ou de radicalité, le résultat manque de structure et d’impact émotionnel. Quelques éclats rappellent le talent du groupe, mais ils restent isolés au sein d’un ensemble éprouvant plus qu’exaltant.
Résumé
Un album brutal mais déséquilibré, où l’intensité tourne à vide.
🔊 Une déflagration continue, qui finit par ne plus rien laisser entendre.