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51 critiques
un meilleur début que le premier opus selon moi
Coverdale et son blues rock me touche, surtout sur "help me thro' the day" , et medecine man; du bon deep purple Mark II selon moi.
le 17 avr. 2025
Avec son 1er album en 1978, le groupe de Coverdale, bien que sympathique, avait eu du mal à s’affirmer comme autre chose que le projet de l’ex-Deep Purple, impression renforcée par la présence de Jon Lord aux claviers. Pour l’album suivant en 1979, Lord est toujours là mais on sent un groupe qui prend de l’ampleur autour de son leader à la longue chevelure et à la voix bluesy à souhait. Voilà donc Whitesnake paré pour nous balancer une grosse dose de hard rock n’oubliant jamais ses racines blues ni les mélodies qui vous entrent bien en tête. Plus de reprise ici des Beatles comme c’était le cas sur le précédent avec « Day Tripper » (bof). Coverdale passe clairement à la vitesse supérieure et il est bien aidé par la bande de musiciens émérites qui l’accompagne à commencer par la paire de très bons guitaristes Micky Moody et Bernie Marsden, musicien de grand talent mais qui, je trouve, a toujours été sous-estimé. Par contre quand Coverdale lui confie le micro comme sur « Outlaw », là, force est de constater qu’on ne gagne pas au change et que Marsden n’est pas un grand chanteur. Il est difficile de gagner sur tous les tableaux et même Gary Moore était meilleur guitariste que chanteur.
Ça commence de belle manière avec « Long way from home », puis l’incontournable «Walking In The Shadow Of The Blues » devenu un classique du groupe. Bien sûr, on y trouve la ballade un peu obligatoire dans ce style « Help Me Thro’ The Day ». Mais quand il faut envoyer du puissant, le groupe sait y faire comme sur « Mean Business », « Rock 'N' Roll Women » et « You ’n’ me » qui dépotent bien. Pas encore un chef d’œuvre du genre, rien de révolutionnaire mais bien plus consistant que le 1er album, du (très) solide et bien envoyé malgré quelques défauts (le dernier titre inutile et mielleux «We Wish You Well » afin de dire au revoir et qui s’apparente un peu à du remplissage…). Surtout, ce « Lovehunter » laissait présager ce que les années 80 allaient être pour Whitesnake, la décennie de la consécration et du succès planétaire avec un groupe à géométrie variable et dont l’autorité du leader ne pouvait souffrir aucune contestation.
Créée
le 17 déc. 2025
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