Ce premier album d'Enigma remporte un vif succès, à sa sortie en 1990. Des chants grégoriens sont remis au goût du jour, avec des sons "électros" (ce sont les prémices de la musique électronique). On notera la participation de Sandra, (cette chanteuse allemande qui nous chantait, quelques années auparavant, 1984, pour être plus précis, qu'elle ne serait jamais Maria Magdalena.) Quoi de plus normal, puisque c'est son Cretu de mari, le producteur de cette toute nouvelle oeuvre musicale.
On retiendra principalement deux morceaux qui composent cet opus, "Sadness" et "Mea culpa".
"Sadness" réussit à créer la surprise. Le mélange français, latin et sonorités pop électro fonctionne bien. Le single se classe en tête du Top 50 durant un mois.
Mea Culpa, parlons-en de ce titre. Il est le second extrait de l'album. En France, ce single se classe en quatrième position. Peut-être parce que Sandra semblait prête à s'adonner, corps et âme, aux plaisirs de la chair. "Je te désire, prends moi, je suis à toi, mea, culpa", nous susurrait elle, dans un soupir haletant. Des paroles non équivoques qui provoquaient des frissons, chez les jeunes adultes que nous étions.
Il fallait oser. Il nous paraissait lointain le temps où l'innocent love était la pièce maîtresse d'une de ses chansons.
32 ans après sa parution, j'écoute toujours ce disque avec plaisir, chargé de beaucoup d'émotion. Je me souviens que à cette époque, nous avions pris l'habitude, avec mon frère de l'écouter dans le noir. Ces toutes nouvelles sonorités semblaient nous apaiser, et nous aidaient même parfois à trouver le sommeil.