En 1999, pour leur dernier album du XXe siècle, Toto s’offre le retour de celui qui était parti depuis presque 15 ans, Bobby Kimball, à la voix fabuleuse, un peu comme un retour à la maison, aux origines. Voilà les fans ravis à juste titre. Le bilan de cet album est plutôt bon avec quelques titres qui envoient du lourd comme « After you’re gone », « Mad about you » (du pur Toto, inimitable, comme un coup d’œil dans le rétro !), « Better world » et « Cruel », une très belle ballade « Last Love » et surtout « Caught in the balance » sans doute le meilleur titre de ce « Mindfields ». Mais voilà, le groupe a été tenté ici par la surenchère, remplir à ras-bord le CD, presque 80 mn et forcément, tout n’est pas au niveau. On a même l’impression que certains morceaux (mais je peux me tromper) sont plus anciens et dormaient dans des tiroirs tellement ils sonnent « eighties » (« Melanie » ? "Mad about you"?...). Attention, les gars ont suffisamment de savoir-faire et d’expérience pour nous réaliser quelques titres agréables mais qui n’ont rien de mémorables, à l’image de « Selfish », un des titres qui auraient pu être laissés de côté, ou alors figurer sur une édition deluxe de l’album. « High price of hate » et « No Love » peuvent aussi entrer dans cette catégorie. Un album inégal car trop long ; la bande à Lukather aurait dû élaguer et se limiter aux meilleurs morceaux. 10 titres en 60 mn auraient suffi, c’est une évidence. Maintenant, les gars ont un art pas si fréquent de la mélodie qui accroche et l’album est tout de même bien solide avec quelques titres recommandables. Trop inégal cependant pour être un indispensable de leur discographie.