L'album de la renaissance !
1988 est une drôle année pour le groupe : tragique car Hillel succombe à l'héroïne tandis que Irons, traumatisé, se retire mais heureuse grace à l'arrivée des deux petits nouveaux : John Frusciante à la guitare et Chad Smith à la batterie !
De ces RHCP 2.0 naitra Mother's Milk...
...QUI EST EXCELLENT !!!
Dans une veine à la fois funk-rock (Frufru ne sera pas fan) et Metal (Frufru ne sera pas fan non plus, ce qui poussera le groupe à faire produire BSSM par Rick Rubin)(merci Frufru), Mother's Milk se distingue par son énergie extraordinaire crée par la compétition entre "les vieux" qui se la pètent et les "nouveaux" qui essaient de les impressionner... Là où la surenchère pourrait apparaitre, en résulte pourtant un album résoluement plus harmonieux que jamais où le slap acharné de Flea se mêle harmonieusement aux riffs Heavy de John.
La mélodie prend de plus en plus de place sans que le rythme en patisse, tandis que Anthony surfe (logique pour un californien) sur la musique pour proposer un mélange de chant et de rap qu'il ne parviendra que très rarement à égaler par la suite.
Je ne mets "que" 7 car on sent que le groupe n'est pas totalement dans son élément à cause de cet abus de distortion qui, s'il donne de super sons, dénature un peu la musique produite par le groupe jusqu'ici. Et puis bon, quand on voit ce qui arrive dans leur discographie, il est dur de mettre une meilleure note à ce disque "d'essai", aussi bon soit-il.
Parmi les meilleurs moments de l'album :
-Le morceau d'introduction Good Time Boys où le pire guitariste des Red Hot (Jack Sherman, de l'album n°1) vient faire une petite apparition
-Le très élégant Knock Me Down, un nouvel avertissement contre les drogues dédié à Hillel
-Nobody's Weird Like Me, un morceau carrément ridicule où le groupe se donne à fond (et ça fait plaisir)
-Pretty Little Ditty, un court instrumental devenu iconique, pris sur le vif, avec la première grande mélodie de Frusciante
...Et globalement tous les morceaux de l'album