Un très bel album, chargé de symbolique. À peine un an avant d’entrer dans l’histoire en devenant le premier pianiste à remplir le Stade de France en tête d’affiche. Ce projet tranche nettement avec ses précédents et reste sans doute celui qui m’a le moins marqué. Il se présente comme la bande originale de sa propre vie. Voici mes impressions sur les morceaux qui m’ont le plus touché :
Sunrise in Your Eyes : L’album s’ouvre sur une composition écrite pour une femme dont Sofiane Pamart est tombé amoureux. Il explique avoir figé ce morceau dans la toute première émotion ressentie en la voyant. Par peur de ne pas retrouver cette sensation, il a choisi de ne rien altérer. Le titre, porté par l’Orchestre philharmonique de Prague, retranscrit parfaitement cette émotion brute.
I Am What I Am : Avec la participation de Jimmy Butler, qui déclame un texte comme dans une scène de film, sur fond de piano. Une atmosphère très cinématographique, presque narrative.
Beauty : Un morceau plus proche de ses anciennes compositions, avec une mélodie à la fois entraînante et poignante. Le toucher est d’une grande finesse, chaque note semble parfaitement pesée.
Piano Sonata : En collaboration avec J Balvin, ce titre fait écho à son album Noche, véritable déclaration d’amour aux sonorités hispaniques.
Director’s Cut : Probablement le morceau le plus marquant. En lien avec l’univers du cinéma, il repose uniquement sur le piano. On y ressent les doutes de l’artiste, ses phases d’introspection, ses moments de recul sur sa carrière. Une composition simple en apparence, mais profondément chargée de sens.
Cinéma : Encore une référence à sa vie perçue comme un film. Ce morceau nous plonge dans ses souvenirs, entre beauté, poésie et épreuves. Le contraste entre accords majeurs et mineurs apporte relief et intensité, tandis que des touches blues ajoutent de la tension. Le titre nous maintient dans une forme de suspense avant de redescendre, tout en laissant une impression d’inachevé.
Your Eyes on Sunset : Une réponse au premier titre de cet album. La boucle est bouclée. Cet idylle est terminée.
Dans l’ensemble, c’est un bon album. Il m’a peut-être moins marqué sur le plan émotionnel ou musical, mais sa symbolique reste forte. Je recommande tout de même l’écoute : c’est une œuvre qui raconte une histoire, portée notamment par l’Orchestre philharmonique de Prague, qui renforce cette sensation de bande originale de film.