C'est le troisième album de Redman, rappeur américain coaché par Eric Sermon, d'EPMD, qui l'intègre avec Keith Murray, le Def Squad au début des années 1990.
Signé sur Def Jam, il sort son premier solo en 1992, "Whut? Thee Album", où il mêle ses influences reggae et funk avec un rap satirique.
En 1994, sort son deuxième album, "Dare Iz a Darkside".
Suit "Muddy Waters" en 1996, d'où est extrait "Whatever Man" avec son acolyte de toujours, Method Man.
Cet album est l'un des plus aboutit du rappeur en salopette baggy.
La plupart des titres sont dévastateurs, comme "Pick It Up", "Whatever Man", "Smoke Buddah", ou encore "Iz He 4 Real", "On Fire ou Rock Da Spot", avec des samples funky à mort, des beats massifs irrésistiblement chaloupés, et le flow de Redman, énorme, qui, avec sa grande bouche, roule sur les versions comme un clown déjanté déblatérant des histoires de cul, d'herbe, et d’égo-trip pur et dur.
Bref, c'est une musique simple, pas prise de tête, dont le but est de te faire bouger dans tous les sens en levant les bras en l'air, et c'est terriblement efficace.
Du bon rap comme j'aime, à passer à donf dans ta soirée pour faire bouger les culs des biatchs et danser dans la piscine, une merguez à la main avec un gros spliff dans la bouche.
Album idéal pour un sound system barbecue dans ton quartier, ou dans une décapotable au soleil.