Avec Nocturnes (2013), Little Boots délaisse les paillettes pop de ses débuts pour un virage plus feutré, entre disco discret, house légère et mélancolie nocturne. Le résultat ? Un album homogène, bien produit, qui séduit par son ambiance raffinée… mais qui peine à vraiment marquer.
Dès Motorway, on sent la volonté d’installer une atmosphère – et ça fonctionne : nappes vaporeuses, rythmes subtils, voix éthérée. L’album est pensé comme une nuit en mouvement, douce, introspective. Certains titres comme Crescendo ou Strangers parviennent à capter ce moment suspendu entre danse et solitude.
Mais à force de retenue, Nocturnes manque parfois d’accroches fortes. Peu de refrains marquants, peu de prises de risque : tout est élégant, mais un peu trop sage. On aimerait plus de relief, plus d’émotion.
Reste un disque cohérent, agréable à écouter, parfait pour accompagner les soirs d’errance ou les débuts de nuit calme. Un 7/10 mérité : Nocturnes est une belle parenthèse, mais pas un voyage inoubliable.