Au milieu de l'océan pop rock
J'avertis tout de suite : je suis un fan inconditionnel des Smashing Pumpkins. Je considère Billy Corgan comme un génie de la musique moderne, et je me fous des ses qualités et défauts personnels.
Corgan et son groupe nous avaient déjà prouvé par le passé qu'ils pouvaient passer d'un style à l'autre sans gêne ; on se souvient du "choc" (positif, hein !) de "Adore" après l'immense "Mellon Collie and the Infinite Sadness", ou plus récemment d'un retour au "gros" rock ("Superchrist" par exemple).
Eh bien là ils nous refont le coup... mais dans l'autre sens !
Car Oceania, mis à part le premier morceau, "Quasar", eh bien c'est un album de soft rock. Voire pop rock sur certains morceaux. Tout a changé (y compris 75% ou 80% des membres du groupe, 3 ou 4 fois), mais la patte de Corgan reste, et fait le travail. Plutôt bien, d'ailleurs.
Pour qui veut bien y prêter attention - et ça fera plaisir aux fans de la première décennie - il y a même pas mal de relents des albums des années 90 (écoutez l'intro de "The Chimera" !), sans pour autant nous gaver de références pompeuses.
Au fond, en y réfléchissant, je me dis que cet album est une synthèse de toute l'oeuvre des Smashing Pumpkins... en version soft !
Ça c'est pour dire que même votre maman pourra écouter.
Pour le reste, "Oceania" est un album très plaisant à écouter, sans qu'un morceau se détache réellement. Les riffs de guitare sont travaillés, le jeu de batterie est mis en avant et évite de ne nous faire regretter l'absence de Jimmy Chamberlin... Voilà, quoi, tout y est. C'est du beau travail.
Et ça s'arrête là.
Bref. Je ne peux laisser cette critique sans une métaphore appropriée : avec "Oceania", les Smashing Pumpkins ne se noient pas dans l'océan pop rock, mais au contraire montrent qu'ils savent naviguer en bon capitaine contre vents et marées.
----------------------------------------------
Mon titre préféré : Violet Rays
Mon conseil d'écoute : avec sa maman, pour lui montrer comment les Smashing Pumpkins c'est doux, alors qu'elle a jamais voulu vous croire avant