Cet album de 1997 continue de diviser les fans de Paradise Lost. Alors, c’est vrai que ceux et celles qui attendent du metal envoyé pied au plancher et décapant les oreilles doivent écouter autre chose. Le propos ici n’est pas de hurler le plus fort possible sur une rythmique infernale vous obligeant tout de suite après à avaler un tube de cachets d’aspirine. Non, Paradise Lost, deux ans après le fantastique « Draconian Times » a décidé d’ouvrir sa musique, d’explorer de nouvelles terres en grande partie sous l’impulsion de Sank, leur producteur, venu de la scène électro. Oui, on peut entendre des traces de Depeche Mode et The Sisters of Mercy, du rock électro voire gothique…Et tant pis pour les métalleux obtus car l’album est formidable ! « One Second » ouvre magistralement l’album suivi de « Say just words » et c’est un tube qu’on entend, c’est vrai, le genre de morceaux irrésistible qui vous entre dans les oreilles et ne quitte plus votre cerveau. En tout cas, ça aurait dû être un énorme hit dans un monde normal qui reconnaît le talent à sa juste valeur. Mais que voulez-vous, en 1997, Ricky Martin triomphait dans le monde entier avec sa « Maria »…Paradise lost n’est certes pas là pour faire danser ou même amuser la galerie , le ton est très sombre mais on est emporté par la puissance de titres comme « Mercy », « Blood of another » ou encore « Disappear ». le début tonitruant de l’album n’était donc pas une erreur. Non, ça n’est plus le black metal du début mais on s’en contrefiche : c’est un très grand album sans discussion. On pouvait reprocher à leur 1er album « Lost Paradise » de 1990 un petit manque d’originalité. Avec ce « One Second » et son prédécesseur, Paradise Lost nous montrait qu’il était un grand groupe capable d’évoluer et de trouver un son à lui, riche et nourri d’influences diverses.