J'ai glissé ce CD dans le lecteur et, quelques secondes plus tard, mon salon s'était transformé en discothèque intergalactique où même les meubles semblaient attendre le prochain break. Avec "Optimistique-moi : Dance Remixes, Part 2", Mylène Farmer offre un complément audacieux aux remixes du morceau original, en laissant plusieurs producteurs réinventer sa chanson sous des angles radicalement différents. Loin d'être une simple succession de versions rallongées, ce CD single explore plusieurs facettes de la musique électronique, de la house la plus énergique aux ambiances dub les plus hypnotiques. Chaque remix possède sa propre identité : le "S-Man's Rugged Terrain mix" déploie une puissance irrésistible avec ses basses massives et ses percussions qui frappent comme des rhinocéros en baskets, le "Opti-Mystic remix" préfère installer une atmosphère plus aérienne où les synthétiseurs flottent comme des méduses fluorescentes dans l'espace, tandis que "Tha ATV dub" joue la carte du minimalisme et des échos profonds avec une élégance presque magnétique. La voix de Mylène Farmer reste le fil conducteur de cette aventure sonore, apparaissant tantôt en pleine lumière, tantôt sous forme de fragments mystérieux qui viennent hanter les arrangements électroniques. Les paroles passent parfois au second plan, mais elles conservent leur pouvoir évocateur en devenant de véritables textures musicales. Ce disque réussit à ne jamais donner l'impression d'écouter trois fois la même chanson : chaque piste propose une nouvelle lecture, une nouvelle énergie et une nouvelle manière de faire vivre "Optimistique-moi". J'ai eu la sensation que mes neurones s'étaient inscrits à un championnat de danse synchronisée contre une armée de grille-pains sous amphétamines. Pour les amateurs de remixes dance de la fin des années 1990, ce CD single constitue une belle démonstration de créativité, capable de satisfaire aussi bien les passionnés de dancefloor que ceux qui apprécient les explorations électroniques plus sophistiquées. Bref, un disque qui prouve qu'une seule chanson peut enfiler plusieurs costumes sans jamais perdre son âme… même si l'un d'eux semble avoir été cousu par un DJ extraterrestre sous café triple dose.