Comme un bloc. Hermétique. Étouffé. Kreator se tient là derrière mais il ne sort pas de son trou. Ce qui donne un album relativement simple et linéaire. On essaie le Doom, on ajoute des effets, on bétonne des riffs mais on ressort quelque peu lassé. Une certaine monotonie s'installe et ce pour une raison particulière :


C'est une histoire de branche... La leur, celle qui leur convient parfaitement demeure l'embranchement trash. On a plutôt affaire à un Heavy Old school manquant de saveur. Comme on le verra plus tard dans leur carrière avec un Phantom Antechrist ou un Gods of Violence, Kreator est foutrement capable de mieux, de beaucoup mieux, de.... Sur Outcast, ça transpire assez peu, ça ne lève pas totalement, c'est binaire. Comparativement...


Et même si on ne le compare pas, il s'agit d'un album moyen dans tous les sens du terme. Musicalement, vocalement, rapidement, manque d'agressivité évident. A vrai dire, je me suis un peu emmerdé en écoutant l'album. Je croyais que le repas serait plus généreux en riffs rapides et dangereux, en solos de la mort, en rage brutale et méchante. On a plutôt affaire à une lenteur désarmante pour qui s'attend à un trash authentique. Bref, c'est le Cryptic Writing de Megadeth, le Load de Metallica, l'œuvre expérimentale, le petit canard noir de la discographie.


Je n'ai pas particulièrement aimé cet album. Je préfère de loin le virage moderne de Kreator, capable d'infiniment plus. Allez directement au deux derniers opus. Vous en conviendrez probablement... On ne parle pas du même groupe. Pas une miette...


Pour la forme:


Black Sunrise
Non-conformist
Against The Rest


6/10 de justesse...

Créée

le 3 mars 2017

Critique lue 152 fois

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