Même Brian Eno – qui s’y connaît – avoue ne pas avoir entendu ça avant ! Ce groupe australien, produit par Steve Albini, dynamite l’indie folk acoustique à coups de structures et de saveurs hardcore et de thèmes tout droit sortis du folklore roumain. Témoins de ce métissage, , les instruments mêmes utilisés par The Crooked Fiddle Band : un nyckelharpa (suédois), un bouzouki (grec), une mandoline (italienne), un charango (péruvien) _ sans oublier les plus habituels violon, contrebrasse, guitare et batterie. Le groupe s’abroge quelques libertés géographiques autant qu’il l’a fait dans ses confrontations de styles musicaux. L’ensemble largement instrumental est parfois un peu indigeste mais on se laisse tout de même porté par ce flot de vitalité et cette force brute et insoumise (ce qui a dû plaire à Albini).