[...] Et en quoi sont-ils freaks ces bons samaritains suédois des Diablo Swing Orchestra ? Élémentaire mon cher Watson, pour quiconque découvrirait ces beaux diables venus du froid, la fusion des styles, cette étonnante capacité à ratisser large dans son évolution et dans ses idées tenant plus du fantasme que de la raison ainsi qu’une musique d’une rare richesse fourmillante de détails dans ses atmosphères réchaufferaient les oreilles de la même manière qu’un SDF russe profitant de son saint breuvage à base de liqueur de patates au fin fond de son carton en plein milieu des -50°C de l’air environnant. Encore faut-il ne pas succomber à ces 85% de volume d’alcool et finir dans les bras de la sœur jumelle maléfique de Morphée, celle porteuse d’une ivresse éthylique mortelle en lieu et place de l’innocent sommeil du juste.

Après, n’allez pas prendre au premier degré la précédente tirade. The Diablo Swing Orchestra est peut-être diabolique comme son nom-même l’indique, il n’en oublie pas moins d’introduire du consensuel dans ses propos. Alors, à moins d’être véritablement une incorrigible vierge effarouchée, il n’y a aucune raison que vous ne vous fassiez un tant soit peu séduire par cette délicate succube. Et pas besoin d’aller la chercher bien loin cette vile créature, elle montre les traits de son visage cristallins dès l’ouverture des hostilités par l’intermédiaire d’un « Voodoo Mon Amour » tonitruant, véritable hymne entêtant qui ne manquera pas de familiariser le réfractaire au mélange des styles peu conventionnel du groupe dans la joie et la bonne humeur. Ça swingue, ça réchauffe nos ardeurs et nous voilà prêts à rentrer dans un monde burlesque que seule la vision d’étrangers peuvent investir du cabaret parisien des plus traditionnels. Nous, Français, ayant baignés dedans étant donné que c’est notre culture même, on se prend maintenant bien trop au sérieux dès lors qu’il faut parler des Folies Bergères, The Diablo Swing Orchestra ne fait que lui apporter le grain de folie qui lui manquait cruellement depuis des décennies. [...]
Margoth
10
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste CDthèque - C-D

Créée

le 6 janv. 2013

Critique lue 291 fois

Pandora's Piñata

Pandora's Piñata

9

VinceBour

le 10 nov. 2012

Suivre

Critique de Pandora's Piñata par VinceBour

Ce qui est génial avec ce groupe c'est que, grâce à eux, on peut se rendre compte de la fabuleuse chance qu'on a d'avoir une ouïe en bon état. Le bonheur augmente progressivement tout au long de...

Pandora's Piñata

Pandora's Piñata

7

Niniii

le 21 août 2012

Suivre

Joyeux bordel !

Diablo Swing Orchestra, c'est un groupe délirant, totalement décalé qui jongle frénétiquement entre les genres musicaux, avec une folie communicative. Décrit comme une groupe d'avant-garde métal...

Pandora's Piñata

Pandora's Piñata

10

m4urice

le 18 juin 2012

Suivre

Le changement dans la continuité

Nouvelle chronique ---------- Eh oui, derrière ce mirifique slogan de campagne de Giscard se cache la véritable essence de cet album. La formation suédoise nous avait habitué à des prestations...

Angel Dust

Angel Dust

10

Margoth

le 3 août 2012

Suivre

Un ange de poussière magistral

[...] Et tu vois, lecteur, même si parler de ça me tenait à cœur, tu ne peux pas savoir, là, devant mon traitement de texte, comment je me retrouve très conne. J’ai tellement envie d’en parler que je...

Knightriders

Knightriders

8

Margoth

le 25 nov. 2012

Suivre

Le Peter Pan de Romero

Présenté aux Utopiales comme une rareté, Knightriders fleure bon le moment privilégié où la chaleur n’a d’égal que le goût assurément bon des spectateurs présents. Et quel moment mes aïeux ...

Final Fantasy VII: Remake

Final Fantasy VII: Remake

9

Margoth

le 23 avr. 2020

Suivre

Nostalgie nouvelle

Aux termes de soixante-dix à quatre vingts heures de jeu, difficile de ne pas sortir de cette aventure indemne. Fruit de plusieurs années de travail intensif, Final Fantasy VII Remake est le résultat...