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le 24 juin 2022
Show ou Chaud Brothers
De tout les films dont Kurt Russel fut diriger par maitre Carpenter ma préférence va vers "Big Trouble in Little China". Car à sa sortie, tout le monde s'attendait à une réponse d'un autre film...
Après leur deux premiers albums signé à Marc Records sorti respectivement en 1979 et 1980 ( "Experience" et "Jehovah" ) , les frères Pasquet changèrent de crémerie pour le label Mini Records . Ce troisième album donne ainsi le sobriquet qui les suivra durant toute leur carrière : La Seule différence . Pour "Piké Devan" , son compas reste classique . Mais au tout début des années 80 , ce compas là va combiner section de cuivres et synthétiseur . Cet appropriation de l’attirail électronique des synthétiseurs dans les années 80 s'étend sur toute la scène haïtienne . En 1981 le compas était en pleine effervescence connaissant la sa meilleure période en terme production .. Et parmi ces albums là ; "First Class" des Frères Dejean , "Celebration" des Shleu Shleu de New York , "International" d'Accolade de New York ou encore "Gypsy Fever (Tan lontan) " des Scorpio Universel ainsi que le premier album solo officieux de Robert Martino sous le nom de "Opa Opa" crédité à Scorpio , "Piké devan" faisait parti de ceux là . Dans cette même année Mini Records (encore eux) sortirent le projet le plus ambitieux de l’histoire du disque konpa : "Pure Gold" ; un triple album consacré au saxophoniste et visionnaire chef d’orchestre Nemours Jean Baptiste , l'inventeur de ce genre musical ou 15 titres choisis parmi les vieux LPs d’anthologie seront réorchestrés par le Mini All Stars , une forte inspiration de la Fania all Stars qui rassembler les meilleurs musiciens de la musique latine dans des projets de disques ... ) . Il faut savoir une chose : parmi tout ces orchestres dans l'année 1981 , deux faisant parti du même label ; Mini Records (once again), se tirant la bourre : Caribbean Sextet avec " La Revanche de jolibois" et Djet-X "Le Notre" . Il ne pouvait y avoir qu'un vainqueur : C'est "Le Notre" qui gagna en terme de popularité . Musicalement , les deux se valent (selon moi) .
Revenons au Magnum ...
L'ambiance de ce disque se scinde en deux parties . La face 1 du vinyle se veut plus joyeuse tandis que la phase 2 au vu son contexte économique et sociale se veut plus grave , plus sérieux et dramatique , dénonçant son régime dictatorial en Haïti sous usage de cantique ou de référence religieuse tout en évitant la censure . Toute opposition direct à ce régime pour un musicien comme pour n’importe quelle autre personne se terminait au mieux par l’exil au pire par la disparition soudaine de la personne . Et dans ce contexte répressif tout en évitant cette censure que bien des orchestres haïtiens se cantonner au registres festifs et amoureux . C'est ce que fera le Magnum dans leurs deux précédents albums . Leur troisième sera plus habile dont j'en parlerai au plus bas . Le cas le plus probant de la disparition soudaine fut celle d'Antoine Rossini Jean-Baptiste dit Ti-Manno qui disparut le 13 mai 1985 (dont on nous dit officiellement que ce serait une longue maladie méconnue du grand public qui l'aurait emporté) , qui composa des chansons engagées dénonçant la malédiction de l'argent (qui a donné lieu à une chanson au sein de son groupe le Gemini All Stars qui d'ailleurs leur premier album date de 1981 , l'âge d'or du compas ..) les préjugés et aussi le sexisme dont subissait les femmes haïtiennes . Durant la période de la dictature de Baby Doc (Jean Claude Duvalier), Ti Manno a connu des moments de persécutions politiques pour sa position clairement dévoilée à travers ses prises de parole en public et ses chansons .
Nous sommes donc dans cette ère ou le synthé prend de plus en plus de place dans tout les genres musicaux aussi ; cet album n'y manque comme le démontre son titre album et Chris Fletcher ( dans les guest à l'album "Out Of The Long Dark" de Ian Carr's Nucleus entre autre) qui avait fait son intronisation en 1980 à l'album "Jehovah" l'imprègne parfaitement à ce morceau de plus de huit minutes .
Comme le précédent album , le Magnum ne peuvent s'empêcher de renouveler dans le reggae au morceau "Way To Heaven (Gran Chimin)" . Bon ; je me suis maintes fois expliqué sur ce genre que je n' y reviendrai pas (je me suis largement expliqué à ce lien là https://www.senscritique.com/album/the_complete_budokan_1978/critique/327033985 )
Autre fait coutumier chez les Mag '; les reprises : cela avait déjà commencer dés le premier album en dénaturant le traditionnel "Panamam’m tombe" dans une version latino/salsa qui pour ma part n'avais pas du tout aimé lui préférant largement sa comptine haïtienne . Pour la chanson " Ki Mélé'm " , son arrangement tropical reprenait une mélodie d'un crooner japonais https://www.youtube.com/watch?v=C35DrtPlUbc . Mais nul doute que Dadou Pasquet s'inspire plus de celle que Taste of Honey avait repris en 1980 sur l'album "A Twice A Sweet" .. Ce morceau s'intitulé " Sukiyaki" .
Ensuite , on arrive au deux morceaux les plus intense de cet album : ça démarre (sur le side two du vinyle) avec "Courage" ... Ce morceau n'est autre que la prémisse d'un titre que le Magnum sortira un an après ; à l'album "Adoration" ; "Liberté" : une chanson qui érige la douleur en partition, le désespoir en mélodie, l’exil en fresque sonore .
Sur "Pa Pale la" , Dadou Pasquet s'inspire de L'Evangile selon St Marc 8 , 14-21 : " Vous avez des yeux et vous ne voyez pas ? Vous avez des oreilles et vous n’entendez pas !" Forcément , le message est habilement politique sans prononcer tel ou untel individu .
De nos jours , "Piké devan" reste toujours l'album le plus vénéré . Yvon Mondesir (qui a ce point avec Dadou d'avoir été les membres du Tabou Combo) qui était le lead vocal depuis le départ d'Essud Fun Gap (qui pourtant avait écrit les paroles de "L'Amour" à l'album "Jehovah") avait signé là son dernier disque avec le Magnum en 1981 . Lorsque " Adoration" est apparu au grand public , l'orchestre se retrouver sans chanteur . C'est Dadou Pasquet qui assuma ce rôle là le temps de deux disques . Et ce deuxième disque en question qui est le cinquième à leur discographie qui répondra au nom de "Paka Pala" ou Nestor Azerot n'officié pas encore comme chanteur principal à l'arrivée de cet album mais faisant partie des trois choristes . Ceci étant une tout une autre histoire .
Mes sincères remerciement à Jullian Carvalho , gardien de la base des données sans qui tout cela n'aurait pas été possible .
Créée
le 4 août 2025
Critique lue 6 fois
8
le 24 juin 2022
De tout les films dont Kurt Russel fut diriger par maitre Carpenter ma préférence va vers "Big Trouble in Little China". Car à sa sortie, tout le monde s'attendait à une réponse d'un autre film...
7
le 29 mai 2023
Il y eu "First Blood" -1982 par Ted Kotcheff (the best) , puis "First Blood II" -1985 ,George Pan Cosmatos , ensuite un "First Blood III" -1988 , réalisé par Peter MacDonald et vingt ans plus tard...
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