Les quelques éclaireurs qui me connaissent savent que je ne suis pas un grand fan des albums live . Pour moi , la meilleure façon est d'enregistrer un album live sur plusieurs spectacles et de choisir la meilleure version de chaque chanson . C'était le cas de "Before the Flood" (que j'avais critiqué) , quasi idem pour "Hard Rain" ( Enregistré en direct avec le Rolling Thunder Revue au Tarrant County Convention Center, Fort Worth, Texas, le 16 mai 1976 et au Hughes Stadium, Fort Collins, Colorado, le 23 mai 1976) , et celui-ci (enregistré au Nippon Budokan, Tokyo,
les 28 février et 1er mars 1978) . Mais avec une forte impression que ce "..At Budokan" fait parti de ces albums live qui sont en fait des albums studio avec des micros de foule ajoutés . C'est un album super bien enregistré dont je reste persuadé que chaque titre à son répertoire il les a revisité en studio et ajouté les acclamations du public de Budokan .
Cependant , il y a des revisites que je n'aime pas : "Knockin' On Heaven's Door " en mode reggae et restant sur le sujet son essayage justement dans ce style à reggae "Don't Think Twice, It's All Right" . Ces quelques éclaireurs qui me connaissent savent que je fais une forme d'intransigeance avec le genre reggae . Je trouve que les occidentaux ne sont pas les mieux appropriés à joué cette musique qui vient de la Jamaïque . De même pour les musiciens qui viennent du continent africain et même de l'Amérique latine . Le pire ; c'est lorsque ces mêmes artistes partent en Jamaïque pour justement enregistrer un album avec tout l'équipe technique jamaïcaine (producteurs , ingénieurs de son et musiciens) ça a un effet repoussoir sur moi ( "Stand the Ghetto" par Nanard ainsi que sa purge de " Melody Tempo Harmony " , en duo avec monsieur Cliff qui avait fait pire avant avec son album "The Power and the Glory " et bien après avec cette mauvaise idée d'avoir repris "I Can See Cleary" de Johnny Nash ainsi que sa merde de Disney avec "Hakuna Matata" ( je t'en foutrai moi du "Hakuna Matata") ; les 2 albums de Gainsbourg , la très très très mauvaise idée de Peter Tosh de s'acoquiner avec les Stones à la reprise "(You Gotta Walk) Don't Look Back" issu de l'excellent album " BushDoctor" ; voire même la bande à Jagger et Richards s'essayer à maintes reprises dans le genre - " Cherry Oh Baby" plus merdique que ça tu meurs et je persiste à dire que "Hey , Negrita" ce n'est pas du reggae , bordel ; ou encore un autre gugusse qui "N''sais pas jouer...Autre chose que du reggae " -oh putain , voila que je me Pierpoljakise-) .
Donc non , le reggae ne doit être interprété que par les artistes jamaïcains , et de ne pas se mélanger avec je ne sais quel UB40 (dont je sais foutre rien si ils l'ont fait ; tout ce que je sais c'est toujours trouvé cette formation très très très mauvaise) . Partagé ce genre musical au reste du monde normal mais que le reste du monde s'en approprie la je dis NON ! Aucune exception ! À part qu'un miracle s'est produit une fois (mais pas deux) : "Jérusalem" d'Alpha Blondy & the Wailers .
Voila tout ça pour dire à Bob , parmi les 2 Robert , en matière de reggae , il ne peut en rester qu'un , et ça ne peut pas être toi mais un certain Nesta . La parenthèse fermer , passons à ce live , qui ne prend pas la même forme des 2 précédents albums live ... Ce n'est pas la première fois dans l'histoire des albums live qu'on nous fait croire qu'en réalité tout a été enregistré en studio en conservant l'acclamation du public . Et on en a eu un putain d'exemple à la sortie de cet album en 1971 : le génialissime bidouillage "Sex Machine (Recorded Live At Home In Augusta, Georgia With His Bad Self) " de JAAAMES BROOWN . L'art de faire croire que l'enregistrement est live alors qu'en réalité les morceaux constitués sont enregistrés en studio avec réverbération et applaudissements en surimpression tout comme le génialissime album "Get Yer Ya Ya Ya's Out" des Stones . Disques bâtards certes , mais pour moi c'est comme ça que je vois aussi les meilleurs albums live , moitié studio moitié en public . Et ce disque de Dylan s'inscrit un peu dans ce même ordre là , avec des réarrangement de certaines de ses chansons les plus célèbres de manière radicale (comme d'hab' à ses deux albums live précédents) , avec des rythmes de flûte ( limite prog rock ) et une ambiance Big Band mi Elvis période costume cape blanc , mi Neil Diamond . Bref , pas du tout ce que son public recherchait . Évidement , les critiques étaient à l'affut pour démolir l'album probablement qu'ils estimaient que Dylan était là depuis trop longtemps et qu'il était trop vieux pour ces conneries voire qu'eux étaient trop vieux pour ces conneries .
Mmhh ! À l'aube des années 90 , trois terroristes activistes penseurs/philosophes ^^ rêver d'"Un monde meilleur". Et l'un d'entre eux parlait en son nom . Il "rêvait d'un monde meilleur ou le bonheur serait loin où les soldats seraient troubadour ou l'anarchie serait comme une fleur qui pousserait dans les rues à la place de chiendent .. Mais aujourd'hui , cet activiste là a changé ! Aujourd'hui ... Il n'en ai rien à branler . Rien à branler ! Avec son rien à branler nature , il pisse bien profond à la raie de tous ." . Et à mon avis quelque chose me dit que dans l'idée , que l'autre Kid de Minneapolis ^^ n'était pas loin de penser à ceux qui ne souhaitait plus entendre parler de lui lors de la sortie de ce disque live . Voilà ! C'est (assez violent quand même) sur cette bonne note ^^ que se conclu mes critiques portés sur les albums "vivants" de Robert Allen Zimmerman dont je ne saurais assez vous conseillé ce " The Complete Budokan 1978 (Live)" , d'une qualité de son exceptionnelle , dans une présentation (assez) parfaite (à part ses deux merdes reggae) .