Ce qui marque tout d'abord à l'écoute de ce deuxième album de Blondie c'est la courte durée des chansons. En effet, seules deux dépassent les trois minutes. C'est donc du vite expédié. Ensuite on remarque l'arrivée du synthé et des effets électroniques. Mais surtout on est frappé (choqué?) par la médiocrité des titres. Musicalement ça vole pas très haut. C'est très inspiré par le rock des années 50 (clairement dépassé aujourd'hui). Debbie Harry ne chante pas toujours super bien ("i didn't have the nerve to say no"...). Et les paroles sont souvent nulles, mais vraiment nulles. A tel point qu'on a parfois l'impression d'écouter des chansons de Dorothée. "I'm on E", "contact in Red Square", "Denis", "kidnapper" (et j'en passe) sont des chansons bubblegum, pleine de lulz. Comme si Blondie avait écrit cet album sous acides ou murgé à la vodka. Il n'y a bien que "no imagination" qui sort du lot. Et je trouve que son titre résume bien ce que je pense du disque.