Pour son premier album qui fait suite à un excellent EP et un split avec les américains de Vasaeleth, Vorum améliore beaucoup de choses.
Déjà, le trio se transforme en quatuor avec l'ajout d'un bassiste.
Ensuite, la pochette est dotée d'un véritable graphisme, œuvre du génial Alexander L. Brown (Witchrist), déjà auteur de celui du split.
Une fois qu'on a réussi à se détacher du visuel, on peut attaquer la musique.
Si Vorum reste attaché à ses racines old school death, l'angle d'attaque de ce "Poisoned Void"(2013) diffère sensiblement de celui du mini-album: alors que celui-ci misait tout sur l'agressivité et la rapidité, celui-là prend le temps de poser des riffs plus clairement exécutés et mélodiques. Tout en restant très brutal et simple dans son approche, le groupe finlandais réussit à introduire une ambiance particulière dans son propos avec presque la même concision et surtout la même intensité qu'auparavant.
Les musiciens semblent mieux maîtriser leurs instruments, dosant savamment entre violence pure et noirceur impénétrable, qualité que la production parfaitement équilibrée met brillamment en relief.
En plus des riffs distincts, on entend régulièrement des solos très bien placés et joués.
Dans une période où se multiplient les sorties du genre, notamment sur cet excellent label qu'est Dark Descent, Vorum offre une pièce de choix dans un tas qui ne comporte finalement que peu de rebuts.