POWERSCROFT est un album techniquement impressionnant qui brasse broken beat, UK garage, hip-hop, jungle et influences afro-diasporiques avec une vraie aisance. IZCO sait construire des rythmiques complexes sans perdre le groove, et les nombreux MCs apportent suffisamment de personnalité pour maintenir l’ensemble vivant.
Le sampling ludique et presque enfantin de « Guiding Star » rappelle par moments The Avalanches, tandis que « Turn Me On » apporte une couleur plus jazzy et latine qui tranche agréablement avec le reste.
Le problème vient justement de ce qui constitue la principale qualité du disque : ses rythmiques syncopées. Très efficaces au départ, elles finissent par devenir systématiques et donnent l’impression que plusieurs morceaux reposent sur une mécanique similaire. La diversité des influences ne suffit alors plus pleinement à masquer une certaine répétitivité.
Difficile de remettre en cause le savoir-faire d’IZCO, que ce soit dans la production, le sampling ou le choix des MCs. POWERSCROFT est bien fait, souvent groovy et ponctuellement très séduisant. Mais une fois l’album terminé, l’admiration pour le skill reste supérieure à l’envie réelle d’y revenir.
Si vous n'avez que 3 morceaux à écouter : « Japan Greatly », « Strike a Pose », et « Guiding Star ».