Bien qu’extrêmement talentueux, les membres des BEATLES – dont l’alchimie était exceptionnelle – pouvaient difficilement faire mieux après 1970 qu’au sein de leur groupe au cours des années 60. Ils sont parvenus à égaler leurs premières compositions sur certains albums solos, mais c’est sans doute Paul McCARTNEY qui s’en est le plus rapproché, comme le montre cette excellente compilation.
Elle est sortie en 2016 (juste avant Egypt Station – son dernier album en date) et contient 39 chansons dont plus de la moitié datent des années 70.
Personnellement, j’aurais préféré un classement chronologique. Il y a d’ailleurs très peu de morceaux sortis entre 1984 et 2005 (pas d’extrait de Flowers in the Dirt, ni Off the Ground, ni Driving Rain).
En outre, Macca n’a pas forcément sélectionné les singles de ses disques – il a privilégié les réussites artistiques aux succès commerciaux – même s’il ne manque aucun grand classique (avec les WINGS, sa femme Linda ou en solo) : Maybe I’m amazed, Band on the run, Silly love songs, Mull of Kintyre (record de vente de simples), Live and let die (composé pour le film éponyme), Ebony and Ivory (avec Stevie WONDER), No more lonely nights (BO), et plus récemment The world tonight et Jenny Wren.
Pure McCARTNEY contient bien le meilleur de la carrière inouïe de ce singer-songwriter d’exception (à éventuellement compléter de quelques chansons), et peut donner le change pour tout nostalgique des BEATLES.