le 6 juin 2015
Disiz va à la plage.
Disiz est désormais à peu de chose près la Martine du Rap. Comme Martine, Disiz vit des aventures trépidantes comme, aller à la plage, aller à la pêche, organiser un barbecue avec ses voisins, ou...
Disiz est désormais à peu de chose près la Martine du Rap. Comme Martine, Disiz vit des aventures trépidantes comme, aller à la plage, aller à la pêche, organiser un barbecue avec ses voisins, ou encore être gentil.
Pour une raison qui nous échappe encore, il décide de nous infliger la narration desdites aventures, à grand renforts de clips lumineux, où sa famille, ses amis, et les familles de ses amis ainsi que leurs amis font la fête au ralenti dans le jardin d'un confortable pavillon de banlieue, au milieu des rires d'enfants.
Alors certes, on peut trouver tout cela reposant une fois sorti d'une séance d'écoute intensive de 40000 GANG; toutefois, on persiste à se demander, à la fin de Rap Machine, quelle fut l'impérieuse nécessité qui poussa Disiz "Surtout-plus-la-peste" à sortir cette compilation de guimauves et caramels mous.
Clairement, le garçon n'a plus grand chose à dire, sinon qu'il est content. Eh bien, félicitation Disiz, sache que nous sommes heureux que tu sois content, mais pour l'amour du Rap, épargne nous la prochaine fois d'un album aussi rasoir et niais.
De surcroit, si quelques unes des prods sont intéressantes (Oto Moto, Rap Machine), il ne prend même pas la peine d'y poser des textes dignes de ce nom, la facilité et le moindre effort étant clairement les lignes directrices de cet opus. Cerise sur le gâteau, Disiz ne prend même plus la peine d'essayer de transmettre quelque chose d'intelligent à l'auditeur. A l'époque d'Extra-Lucide, je m'agaçais du name dropping continu d'artistes majeurs, que je percevais comme une volonté de prouver à l'on ne savait qui, que ce n'était pas parce qu'il était métisse et banlieusard qu'il était inculte pour autant. J'en profitais tout de même pour m'informer des travaux de Gilles Deleuze ou de Georges De la Tour. Avec Rap Machine, au diable la culture. Sous couvert d'être un père de famille aimant et responsable, Disiz enchaine les poncifs, parle de bitches et de gros cubes, et se proclame au détour de "Chaque Week-end" DJ Good Vibes.
Un titre usurpé, par celui qui, par la surexposition de sa famille, nous fait désormais plutôt penser à un Will Smith sur le déclin.
Créée
le 6 juin 2015
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le 6 juin 2015
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