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199 critiques
Critique de Reading, Writing and Arithmetic par aloon3347
Un des meilleurs groupes, musiciens superbes et la plus belle voix féminine de tous les temps ! Puissante et pure, un bijou cet album, presque parfait :) !
le 7 janv. 2019
A l'aube de la dernière décennie du 20ème siècle, deux voix se sont distinguées au sein de la sphère alors relativement restreinte du rock indépendant. La première qui venait d'Islande n'a plus besoin aujourd'hui d'être présentée. La seconde, cadette de la première, est Anglaise et s'appelle Harriet Wheeler. Est-ce là que tout a commencé ?
Avec le temps on a peut-être oublié les Sundays. Pourtant ce premier album s'écoute encore cycliquement avec une affection sans faille, comparable à la façon que nous avons d'accueillir inlassablement chaque nouvelle saison, quatre fois dans l'année, en éprouvant une certaine candeur sans cesse renouvelée. Reading, Writing and Arithmetic - l'équivalent para littéral de Lire, Écrire et Compter- jette les bases pour s'initier à ce que nous connaissons déjà de l'Indie Rock made in UK : des guitares mélodiques et un chant mélodieux judicieusement rythmés durant trois à quatre minutes. Et la prouesse des Sundays est d'avoir su se démarquer de ces attentes convenues tout en s'inscrivant dans une tradition presque infrangible. En ce début d'année 1990, c'est un album prometteur que nous découvrons. Mais de quelles promesses en définitive ? Peut-être la promesse d'une relève assurée et assumée après la récente séparation des Smiths. Les Sundays étaient aussi l'expression d'un héritage harmonieux de ce que les années 1980 avaient produit de plus stimulant dans les marges qu'empruntaient des groupes comme les Cocteau Twins ou Felt. C'est avec la chanson "Can't Be Sure" que les Sundays ont été diffusés pour la première fois Outre-Manche sur les ondes de Radio One un an plus tôt en janvier 1989. Et à partir de ce tâtonnement hésitant annoncé par le titre (faux aveu d'incertitude), les Sundays ont composé ce qu'on n'espérait plus, c'est-à-dire un album qui en dix titres régénérait une musique fraiche tout en défrichant des chemins dont les balises ont dû s'effacer. Qu'on ne se laisse pas duper par les fossiles de la pochette, il n'est pas question ici de faire revivre artificiellement des vestiges engloutis ou des espèces disparues mais bien de reprendre le flambeau là où il a été abandonné. Et puis il y a toujours la voix magnifique de Harriet capable de modeler des volutes vocales et d'élancer des cris avec la même grâce pour ensuite s'écouler, virevolter en empruntant des textures et des sentiers dont Elizabeth Fraser des Cocteau Twins détient le secret. My Finest Hour (Mon heure de gloire) est l'illustration la plus complète de ce jeu vocal éblouissant. L'inventivité de David Gavurin n'est pas en reste pour accompagner la virtuosité de sa compagne avec des riffs et des changements d'accords heureux.
Les années suivantes, les Sundays ont réalisé un second album en 1992, puis un troisième en 1997 et se sont allés, sans crier gare, comme ils sont entrés dans notre vie. Partis tout de même trop tôt avec des titres prémonitoires : "Life Goes On" et "Gone" étant les derniers morceaux des faces B respectives des ultimes singles "Cry" et "Summertime". Here's Where the Story Ends.
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Créée
le 8 mai 2025
Critique lue 28 fois
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