Les Strokes sont de retour et, comme à leur habitude, choisissent de ne pas tomber dans la nostalgie de leur succès culte d'il y a 20 ans. Une fois de plus, ils refusent de devenir le groupe fantasmé par certains qui auraient voulu un Is This It suivi de six dérivés. Tant pis pour eux, tant mieux pour nous.
En 2026, la bande de Casablancas va de l'avant. Les Strokes vont vers une évolution plus moderne et synthétique, sans pour autant renier ni les guitares nerveuses et inspirées, ni les mélodies mélancoliques qui ont fait leur identité.
Ici, rien n'est laissé au hasard. Chaque choix (y compris l'auto-tune, qui ne devrait plus choquer en 2026 après plus de 15 ans d'utilisation par Casablancas) participe à une direction artistique maîtrisée et illustre des compositions soignées. Le tout est complété par des textes qui dressent un regard critique sur la société américaine moderne (où l'auto-tune semble prendre tout son sens) et des passages plus introspectifs du chanteur.
C'est un album de grande qualité qui finira par gagner le cœur des gens. Il grandit à chaque écoute, jusqu'à devenir addictif. À écouter et réécouter, un véritable bijou.
On pourra quand même se demander comment le groupe a choisi ses deux singles car ils semblent les moins bons morceaux de l'album.
Je termine cette courte critique avec mes morceaux préférés : Going to Babble On, Lonely In The Future, Tyrants Of The Mellow Moon, Liar's Remorse et Psycho Shit (ce dernier ne mérite absolument pas la haine qu'il reçoit tant sa montée en intensité est jouissive)