Chicago. Noise. Steve Albini à la production. Avec Bear Claw dont c’est le 3e album, on est dans du classique. Si tant est que ce rock brut de décoffrage influencé par Shellac, Fugazi ou Jesus Lezard, puisse être considéré comme « du classique ». Emmené par deux basses qui ensèrent la musique dans un étau, les Chicagoans ne sont pas du tout désagréables pour qui aiment les précipités instables et possiblement explosifs. Le groupe nous laisse peu de répit et remonte sans cesse sur le ring dans des accès teigneux. Le chant, suivant un fil alambiqué, adoucit quelques contours et esquisse des mélodies. Bel effort. ça envoie mais ça envoie bien.
denizor
7
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le 28 nov. 2012

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