Détestant faire la vaiselle dans le silence, je décide de piocher parmi ma collection de CD récupérés dans un fond de magasin pour la poubelle un album que je n'avais jamais écouté. Les Pet Shop Boys jouissant d'une bonne presse et d'une évidente admiration de la part du public, je choisis de m'écouter "Release". Histoire de ne pas rester sur la daube de "Electric" sorti en 2012.
Nous sommes donc en 2002 ici, et je me dis alors "à cette époque, ils devaient encore être dans l'actualité musicale, ça doit être pas mal."
Malheur à moi : je m'aperçois assez rapidement que l'album est au moins aussi savonneux que le liquide que j'emploie pour nettoyer mes assiettes sales !
"Home and Dry" et "I get Along", les deux titres qui ouvrent l'album, me font l'impression de gentils morceaux naifs aux ballades simples et un peu (beéaucoup trop) évidentes de ringardise, mais je décide d'attendre la suite, histoire d'être sûr de ne pas laisser passer la meilleure partie.
Hélas, le pire restait à venir et lorsque j'arrive à "London", je n'en peux déjà plus d'entendre cet espèce de mixture condensée de tout ce qu'il y a de mauvais chez Coldplay, U2 et Moby. et pourtant, j'adore ces artistes, qui ont produit le meilleur comme le pire... Il a fallu que Release aime le pire.
"The Samurai in autumn", qui évoque à peu près tout sauf un samourai en automne, ressemble à du mauvais Air (si ça existe) couplé à une version contrefaite de Depeche Mode.
Au final, l'album n'est qu'un vaste ramassis foutraque de boites à rythmes basiques, de synthés en arpeggiator dépassé depuis le milieu des nineties (au moins), de nappes ambient plates et sans profondeur et d'un chant encore plus artificiel que le reste.
Convenu, ennuyeux, immanquablement inutile pour l'histoire de la musique électronique et de la pop, Release trouvera une place de choix dans un bac en plastique lors de ma prochaine brocante.
Mais bon, je vais quand même écouter le reste.