Je dois bien avouer que j’ai pris une sacrée claque. C’est franchement très rare que j’écoute de « vieux » albums de rap, dans le sens des albums qui ne viennent pas de sortir, ce qui arrive beaucoup plus souvent dans le rock ou le métal. La semaine dernière, j’ai voulu réécouter Suicide Commercial car ça faisait longtemps et je ne m’en souvenais plus vraiment, sauf quelques notes de l’instrumentale. Et effectivement, j’avais de bonnes raisons de n’avoir que ce souvenir, car je crois bien que c’est la meilleure et la plus percutante instrumentale que j’ai pû entendre dans le rap. Puis la dernière fois, je n’avais sûrement pas compris les paroles, parce que là aussi j’ai pris une sacrée claque, que ce soit dans la composition des phrases, mais surtout simplement dans l’écriture. Alors je me suis dis que je prendrais le temps d’écouter entièrement le projet. Dès les premières lignes, j’ai compris que je n’avais pas affaire a un album random et surtout, que je n’aurais pas perdu 1h18 de ma vie en ressortant de cette écoute. Je pense que si je dois lister toutes les phrases qui m’ont marquer pour leur sens ou pour leur technique, on serait encore là la semaine prochaine. La voix de Lino n’est pas pour rien dans la qualité de l’album, c’est une voix atypique, donc quand on se souvient de la phrase, on se refait la voix qui va avec. Par contre, je pense qu’une idée aurait été de faire un album solo, car, en dehors du fait que je trouve que les autres artistes présents n’ont pas le talent pour égaler Lino, mais j’ai aussi l’impression que ses propos perdent en valeur sur ces titres-là, enfin ce n’est que mon avis, mais je trouve que ça ne va pas ensemble. Je pense honnêtement que sans ça, j’aurais pû lui attribuer un 10/10 sans la moindre hésitation tant les titres solos sont maîtrisés et percutant, que ce soit par les propos, les thèmes abordés, les instrumentales choisis ou encore la voix comme je le disais tout-à-l’heure. Quand les dernières notes sont arrivées, j’ai retirer mon casque en tremblant, en me disant « ça y est, c’est fini » et c’est exactement la réaction que j’ai à chaque fois que je découvre un grand album, je n’ai donc pas fini d’y penser et de le réécouter.