Avec ce deuxième album, The Strokes restent fidèles à leur identité : guitares nerveuses, rythmiques sèches, voix traînante de Julian Casablancas qui sonne comme un refrain permanent de désenchantement. On retrouve la même énergie new-yorkaise que dans Is This It, mais avec moins de surprise.
C’est à la fois la force et la limite du disque. On se laisse porter par cette urgence électrique, par ces riffs accrocheurs qui coulent avec naturel, mais on a parfois l’impression que le groupe s’installe dans une zone de confort. L’ivresse est là, mais elle n’a plus tout à fait le goût de la découverte.
Pourtant, Room on Fire garde une cohérence et une efficacité qui forcent le respect. C’est un album solide, direct, qui confirme le style des Strokes, même s’il ne le transcende pas.
Résumé : Un deuxième album énergique et cohérent, qui confirme la recette des Strokes sans la réinventer.
🔥 Room on Fire brûle toujours, mais ses flammes éclairent moins qu’elles ne rassurent.