Le célèbre trio mené par Jean-Jacques Goldman a sorti un album dont le boîtier est tout en aluminium, comme s'il fallait montrer qu'après le premier essai qui s'avérait concluant, le groupe voyait les choses en "plus grand".
Ce n'est donc pas un hasard si l'album est ponctué par des extraits de chants de divers pays, comme pour représenter un monde uni, un monde meilleur, à travers la musique. Pour le titre éponyme, on entend même les Chœurs de l'Armée Rouge chanter. D'ailleurs, Rouge a été retravaillé par Goldman lui-même pour devenir le générique de l'émission Taratata.
Dès l'intro de Serre-moi on reconnait son style et certaines phrases font penser à d'autres compos de Goldman. Que ce soit Envole-moi ou Pour que tu m'aimes encore qu'il avait fait pour Céline Dion, c'est amusant d'entendre ces clins d’œil involontaires qui font sa patte. Le disque se termine sur un bœuf entre musiciens et c'est symboliquement assez joli de faire ressortir cette esprit de groupe.
Mais c'est aussi un album un peu long qui est un peu moins accrocheur que le disque précédent, même s'il est tout aussi travaillé. Je comprends que les singles aient moins marqué le grand public.