Les Londoniens de Absentee ne sont pas du genre à engendrer de la mélancolie comme peut nous le laisser supposer la pochette façon cartoon. De même, pour vous en convaincre prenez le texte et la musique de we should never have children, entonné par une ribambelle de gamin turbulent (on en oublie la ressemblance avec le Heroes de Bowie). Ce qui n'était pas forcément évident face à l'organe vocal de Dan Michaelson, une voix grave, profonde et grasse du gars qui s'enfile son pack de Budweiser chaque jour et fume, fume…oh je ne vous dis même pas. Pourtant Anglais, Absentee épouse les contours de la musique américaine en utilisant quelques-uns de ces oripeaux : le banjo de la country, l'harmonica de la folk, les distorsions de Pavement (Weasel). Mais il le fait en conscience, en s'amusant sans cesse. Il y a de la vie, de la lumière dans tout ça au-delà même des rythmes enlevés : des cuivres, sur more troubles, des chœurs féminins comme chez New Pornographers , du glockenpiel toujours bienvenu…Absentee alterne ses idées d'instrumentations sans trop être lourd avec. On a parfois le sentiment d'être dans un rade paumé du Kansas à opiner du chapeau devant le groupe sur scène. Et le pire c'est que Absentee nous donne envie d'y être !