En misant sur une introspection pour son deuxième opus, Sam Fender a composé un album qui va bien au-delà des attentes que l’on plaçait en lui.
Seventeen Going Under débute directement avec le nihilisme adolescent de Fender et ses conséquences dans la chanson du même nom et c’est le moment fort de l’album qui nous est dévoilé d’entrée. Ce n’est pas pour autant que la suite souffre de la comparaison.
Le chanteur de North Shields se découvre, se dévoile au long de chansons durant lesquelles il nous donne des détails sur ses parents qui nous déchirent parfois le cœur. Ses remarques et réflexions politiques sont toujours là, mais le chanteur ayant vieilli elles sont maintenant plus subtiles et fondées sur son vécu.
Musicalement, il est impossible d’ignorer l’influence monstre de Bruce Springsteen. On entend aussi du The War on Drugs post-2014 (eux aussi admirateurs de Springsteen) avec des guitares ascendantes et les solos occasionnels de saxophones et d’harmonica. Le tout donne au chanteur britannique un côté 80s rock qui irait bien dans un stade avec un accent moderne qui met en valeur ses efforts d’écriture et textes poignants.
Une réussite.
{S'il ne fallait garder qu'un titre}: Seventeen Going Under. Je pense que s'il y a une chanson de l'album que Springsteen aurait aimé écrire, c'est celle-là.