Tony Banks, l'organiste talentueux de Genesis, est peut-être avec Peter Gabriel celui qui livre la carrière solo la moins déshonorante. Il a composé ici de la musique classique joué par le philharmonique de Prague.
La tonalité est plutôt romantique et ample. On pense au mieux de ce que peuvent faire les musiques de films américains, John Williams par exemple.
- "Siren" est marqué par un thème nostalgique au saxophone repris un peu à la manière du boléro de Ravel, avec des variations et des fioritures autour (cuivre, triangle, xylophone, etc..).
- "Still Waters" commence par un thème majestueux et serein qui peut rappeler la symphonie du nouveau monde de Dvorak. Peut-être un peu trop de cuivres, par moment ?
- "Blade est un morceau plus sombre, avec une ligne inquiète entretenue par les cordes, sur lesquelles se greffent un violon plaintif très romantique. Le morceau suggère une conclusion heureuse, un équilibre retrouvé. On peut penser à du Smetana, s'il faut citer quelqu'un.
- "Wild Pilgrimage" n'est pas mauvais, mais sans grande surprise.
- "The oracle" commence en mode mineur par un mince filet de flute, puis de haut-bois, et ne garde intelligemment la montée pour la seule fin du morceau.
- "City of gold" fait vraiment très musique de film.
Un album plutôt varié, avec un emploi assez intensif des cordes et des cuivres, qui sonne comme une bonne bande originale de film, avec un ton souvent majestueux et romantique. Il y a sûrement des influences, mais ma culture classique est trop faible pour que je joue à ce jeu.