Sur le papier revoir un nouvel album de FNM fait incontestablement plaisir au fan du groupe que je suis. Mais après autant de temps de séparation et surtout album of the year, était il une chose nécessaire que de reformer ce groupe si avant-gardiste au début 90? Dans un premier temps la réponse est non puis elle finie par devenir oui. Il faut dire que le groupe s'est découvert au monde avec The real Thing et à enfoncé le clou avec Angel Dust des œuvres restées fortes,trop fortes même,aux traces indélébiles dans la mémoire sonore de l'auditeur que je suis. La claque phénoménale donnée par ces deux albums laisse des marques et une sensation que je ne retrouverais jamais ailleurs,ni même dans les autres albums de FNM.
Pourquoi? Car si Patton à permis de faire exploser le groupe au grand jour, il manque un élément qui lui aussi à contribué à l'éclosion de FNM en 90,le jeu de guitare de Jim Martin. Son jeu significatif reste collé au son du groupe que j'ai découvert à cette époque. Un jeu fait de riffs agressifs et incisifs que les autres guitaristes passés dans FNM ne combleront jamais. Quand on sait que la tournée de réformation prévoyait à l'origine de réintégré Jim Martin,qui à été contacté puis écarté au dernier instant, il en devient d’autant plus rageant d'écouter ce Sol Invictus. Dès lors impossible de ne pas avoir des regrets de ce retour manqué,car John Hudson n'a pas la personnalité ni l'inspiration de Jim Martin. Il n'a pas son empreinte musicale, il est trop passe partout et n'a rien de plus que bien d'autres guitaristes du même genre. Contrairement au jeu et au son de guitare de Martin qui lui amène le truc en plus, il s'imbrique parfaitement aux autres instruments du groupe. Cette réunion est la seule capable d'accoucher de morceaux dantesques tel Jizzlobber,chose qui n'est plus présente dans les autres albums de FNM.
Depuis l’éviction de Martin il me manque le coté viscéral dans la partie instrumentale des morceaux pour être pleinement satisfait. FNM à un autre son,plus propre plus construit, ce coté sale et malsain que pouvait amener la guitare de Martin n'existe plus,il est parti avec lui. L’édifice FNM depuis ce jour est devenu bancal,mais il serait tout autant avec un autre membre remplacé. Martin étant en tournée avec infectious Groove j'attends le jour ou peut être il recroisera le chemin de ses anciens camarades de jeu pour jouer avec eux sur scène et peut être rejouer avec eux sur un album. Non pas dans l'attente d'une redite d'Angel Dust, mais pour retrouver cette sensation perdue,que j'aimerai follement retrouver et surtout que FNM retrouve.
Le cru qui m'a donné le plus de satisfaction était sans conteste la formation 1988 à 1993. Après cette période le gout est différent,il n'est pas mauvais mais différent et j'avoue qu'il a du mal à me satisfaire pleinement.
Mais FNM n'est plus ce groupe de 90,il a entamé un autre départ et à prit une autre route depuis cette époque. Sol Invictus et le second album avec cette formation 18 ans après son dernier album studio. Il semblait mal parti de revoir un jour le groupe se reformer,j'ai le souvenir d'avoir vu Patton refuser de signer les Albums de FNM après un concert avec rahzel. L'époque FNM semblait totalement révolue pour lui,et finalement voilà que tout arrive,FNM revient pour une série de concerts et un album. FNM fait parti de ces groupes qui ne font jamais le même disque donc 18 ans après album of the year, FNM ne fait d'autant plus le même disque, que la voix et l'utilisation de celle-ci par Patton à changée. On reconnaitra des accents qu'il n'utilisait alors pas dans FNM mais destinait plus à Mr Bungle. Son parcours s'est tellement enrichit depuis l’arrêt de FNM qu'il serait dommage qu'il n'utilise pas toute son expérience pour cet album.
Les hommes ont muri, sol invictus n'est pas l'album que j'attendais,mais finalement si on fait abstraction des albums passés. Sol invictus donne pleinement satisfaction avec la formation actuel, il remplit sans doute le coche manqué par album of the year. Les morceaux sont riches et musicalement emballant comme black friday, et même les morceaux qui paraissent plus faible à la première écoute comme le sirupeux chant (de noël) From the dead finissent par devenir entêtant. FNM à perdu des choses en cour de route mais c'est pour en gagner d'autres,mais c'est l'évolution ça,non? L'agressivité n'est pas de mise sur ce disque c'est une autre facette de FNM qui est présentée. Ce nouvel FNM donne pleinement satisfaction,bien leur à pris de se reformer et de nous redonner une si belle galette.