Some Nights
6.5
Some Nights

Album de fun. (2012)

Fun est un groupe new-yorkais de pop indé qui propose avec Some Nights son deuxième album. Pour savourer tout le plaisir que peut procurer cet opus, il faut bien sûr ne pas être allergique à ce genre musical qui est rarement révolutionnaire et ne fait probablement pas ou peu évoluer la musique dans son ensemble. On parle souvent de produits recyclés et d'un genre avant tout divertissant.

Pourtant, il arrive parfois qu'un groupe comme Fun atterrisse sur nos platines et marque nos oreilles par la qualité de sa prestation. Rien de véritablement novateur donc avec Fun, ce qui ne les empêche pas d'affirmer leur identité par des orchestrations plutôt personnelles et par une réalisation absolument impeccable.

Ils sont trois, Nate Ruess le chanteur à la voix haut perchée, Andrew Dost le musicien multi-cartes et Jack Antonoff le guitariste. Ce qui marque rapidement c'est l'ambiance de cet album, à mi-chemin entre Queen et Mika, produisant une pop enlevée, enthousiasmante et teintée d'un rock ample très appuyé par des choeurs omniprésents. La voix de Nate Ruess est étonnante et ferait presque passer Mika pour un baryton. Ce qu'on retient finalement le plus c'est le rythme, extrêmement appuyé par une batterie utilisée sous toutes ses possibilités, puissante et qui transforme parfois les mélodies en marches. Plus que le chanteur, c'est elle qui guide plusieurs morceaux, donnant parfois l'impression que Nate Ruess scande les morceaux plus qu'il ne les chante, ce qui se ressent très nettement sur le morceau phare de l'album Some Nights. Il y a de la vigueur, de l'énergie et de l'enthousiasme, on est très vite contaminé.

Cerise sur le gâteau, un sens évident de la mélodie efficace sans pour autant tomber dans trop de facilité, on accroche très vite, quand bien même le plaisir est coupable.

Pour faire simple, Fun n'est certainement pas le nouveau Pink Floyd, mais se laisse écouter avec plaisir et motivation. Il est très probable que nos enfants ne les écoutent jamais, tant ils auront été oubliés, mais d'ici là, ils vont probablement marquer notre époque et remplir pas mal de stades.
Jambalaya
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le 11 janv. 2013

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