On évoque souvent l’idéal du « premier album ». Pour certains, c’est un défi à relever, après parfois plusieurs sorties de qualité en petits formats. D’autres, et Pallbearer en fait partie, se contentent de délivrer un premier disque remarquable, comme déjà parés à écrire leur nom dans la pierre. Allons donc droit au but : ce disque est fabuleux. Loin du tout monolithique, Sorrow and Extinction se révèle être tout à fait construit et intelligent. Le son globalement ample, mais en même temps éthéré, du disque, le rend très confortable. Comme un nuage pourpre, ponctuellement transpercé par des rayons lumineux qui sont tant de mélodies venant percuter l’auditeur frontalement, comme parfois plus en douceur, notamment avec ces nombreux interludes acoustiques et plus ambiants.


L’opus est ainsi fondamentalement beau, touchant, en partie grâce à ces nombreux riffs (guitare comme basse) élégants, majestueux, autant que larmoyants, venant percer ces larges murs de son. Un peu à la manière d’un Watching from a Distance, le registre est en quelque sorte onirique, céleste, mais aussi désespéré, comme là pour nous rappeler qu’il y a une certaine beauté dans la tristesse. En cinq titres, et pas un de plus, Pallbearer s’impose magistralement au sein de la scène Doom Metal moderne. Et il faut peu de choses pour s’en rendre compte, dès l’intro de « Foreigner », en fait.


Chronique écrite pour le webzine Horns Up

chevaldeglace
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le 25 nov. 2020

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