Ouahouh. Cet album est une bonne claque, une dose d'énergie, une musique du diable, un truc qui te réveille le matin et qui t'emballe pour toute la journée.
Premier point : je ne savais pas où j'allais en démarrant cette écoute. Peut-être même que je ne savais pas ce qu'était le funk. Après cette écoute, je ne sais toujours pas. Ce serait trop facile : c'est pas parce que tu fais boum boum sur tous les temps, que tu sur utilises la pédale wahwah avec ta guitare, que tu donnes une importance majeure à la basse etc, que tu as résumé le funk.
Et puis là, c'est un funk qui tend fort vers le rock psyché. Avec cette musique, on ne sait pas si on est dans le swinging London ou le South of market de San Francisco. On est dans une musique qui synthétise tellement de choses. Non, pas synthétise : qui va dans tous les sens, mais de façon réfléchie.
Et puis, ce qui fatigue souvent, dans la soul, c'est qu'il parlent d'amour (sous-entendant le sexe) ou qu'il parle de sexe (voulant faire croire à l'amour). Je caricature, je simplifie. Mais Marvin Gaye, Al Green sont des grands soulmen, musicalement et vocalement, mais qui n'ont pas de projets politiques. Sly et ses amis de toutes les couleurs ont un projet : faire la fête, tous ensemble. Parce que faire la fête, c'est cool. Mais pas en communauté. En universalité. Everybody people, quoi. Et Scooby doo by doo.
Merci à eux.