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Voici le premier album de Blood Incantation, attendu par ceux qui ont découvert le groupe de Denver avec leur EP très prometteur Interdimensional Extinction – ou les démos qui étaient sorties avant. Certains membres du groupe sont aussi impliqués dans le projet doom death Spectral Voice, dont j'aurai l'occasion de reparler avec le split avec Phrenelith.
Starspawn est complètement dans la continuité de l'EP, c'est-à-dire dans un style de death metal avec des aspects à la fois old school, techniques et progressifs. Je sais que ça paraît étrange sur le papier, mais c'est vraiment comme ça qu'on peut le décrire. J'aime à dire que ça sonne un peu comme si Morbid Angel s'était mis à faire du death progressif.
Cinq titres seulement, mais plus de trente-cinq minutes de musique. D'ailleurs, ça commence fort avec le premier morceau qui en dure plus de treize. Sur ce titre, on est plutôt dans du death old school, je dirais. Le son n'a rien de synthétique, surtout en comparaison des sorties prog et tech qu'on peut entendre habituellement. Il est étonnamment assez digeste, car extrêmement bien construit et très varié. Il s'agit cependant du titre le moins progressif du disque. Surtout en comparaison de Starspawn, qui rentre totalement dans le style tel qu'il fut cultivé à l'époque par les Death, Cynic et Atheist.
L'album contient deux plages qui m'ont paru particulièrement intéressantes, plus personnelles : déjà, l'interlude acoustique Meticulous Soul Devourment, introduit par un passage ambient, absolument superbe ; d'autre part et surtout Hidden Species, à la fois très accrocheur, subtile et profond, développant cette ambiance spatiale qu'on s'attendait à retrouver chez eux. La basse fretless utilisée ici se fait un peu plus entendre, sans rentrer dans aucune forme de démonstration. Ce titre est vraiment tout en finesse.
Excellent premier album, qui fait dans la sobriété à tout point de vue, et c'est tout à leur honneur. Des musiciens de grand talent au service d'une musique très axée sur les ambiances et d'une grande profondeur. Voilà du death progressif comme j'aimerais en entendre plus souvent.
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Créée
le 4 déc. 2016
Critique lue 211 fois
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