Restons positif ! The Hold Steady, groupe basé à Minneapolis nous le propose et le groupe de Craig Finn rend bel et bien vivant ce credo. Bref, restons positif et soyons indulgent vis à vis d'un groupe qui aurait pu virer le H de son nom. The Hold Steady est en effet un groupe vieux dans sa tête. La voix de Finn ressemble à s'y méprendre à celle de Randy Newman et cela et on s'attend souvent à l'entendre s'écrier un "I Love LA" à chaque fin de phrase. La musique derrière à l'unisson, un orchestre à l'esprit E Street Band avec un pianiste aux mains baladeuses, des cuivres qui s'invitent et des guitares bavardes et proposant des soli en forme de logorrhée. The Hold Steady est certes plus couillu avec des guitares sonnant parfois comme chez Thin Lizzy saturées mais au son clair
(une reprise de Boys are back in town pour le prochain ?). Dans un tel album, sympathique dans sa manière de partager le plaisir de la musique entre potes - qui plus est excellent musicien - mais sentant un peu la naphtaline, on se surprend à avoir quelques surprises que l'on n'aurait pas attendu dans pareille boeuf : un clavecin arty jaillissant au milieu des pacs de bières (One for cutters) ou un synthé poppy et catchy rendant (presque) hype un rock roublard (navy sheets). Pas mal mais le souvenir de Afghan Whigs, proposant une musique différente et autrement meilleure sur un terreau de départ pourtant similaire fait revoir l'appréciation de Stay positive à la baisse. Cincinnati plus fort que Minneapolis.