Il était nécessaire de corriger le tir après l'échec de "Vulture Culture". En ce sens, le Project va tenter de se renouveler quelque peu en puisant dans des sonorités moins utilisées par le groupe jusqu'alors. Le résultat divise les fans encore aujourd'hui.


L'album s'ouvre avec le morceau titre, qui dès le départ, décide de nous en mettre plein les oreilles. Il est interprété par John Miles qui avait déjà participé à quelques titres des débuts du groupe. Il s'agit d'un rock inspiré de la new wave au riff entêtant et au superbe jeu de guitare. On a juste envie de l'écouter à fond et de gueuler "Stereotomy" avec John. Un très bon boulot.
La chanson "Beaujolais" est en revanche moins enthousiasmante. Dans le fond elle n'est pas mauvaise (et puis c'est un véritable hommage au beaujolais de chez nous), elle est plutôt amusante même, mais elle ne fait clairement pas partie des meilleures chansons du catalogue Parsons/Woolfson.
Arrive alors le très intéressant instrumental "Urbania", qui porte bien son nom. Les sonorités employées nous font tout de suite sentir la ville et son ambiance froide. On a vraiment l'impression de se trouver dans une ville steampunk malfamée des années 80. Un bon travail d'ambiance. La chanson "Limelight" tranche alors totalement avec cette ambiance puisqu'il s'agit d'une ballade interprétée par Gary Brooker (chanteur des Procol Harum) à la mélodie simple mais fort jolie. C'est l'une des réussites du disque.
Pour sa part, "In the real world" propose un rock FM plutôt simpliste, qui s'inscrit bien dans l'époque eighties. Un morceau qui ne mettra certainement pas tout le monde d'accord. Contrairement à "Where's the Walrus", l'instrumental de 7 minutes aux sonorités complètement électroniques, plutôt original aux vues des anciens morceaux du Project. "Light of the world" s'enchaine alors derrière et installe une ambiance bien plus calme et intimiste malgré le léger coté plus énergique du refrain de cette ballade.
Le disque se termine par "Chinese Whispers" et ses accents planants qui sert surtout d'introduction à une seconde partie de "Stereotomy" qui conclut parfaitement le disque dans une débauche de batterie.


Avec cet album, Alan Parsons et Eric Woolfson tentent de concilier le son de leur début avec le son plus pop de leurs derniers. Ça ne marche pas parfaitement sur tous les morceaux, néanmoins il reste déjà d'une qualité supérieure par rapport à "Vulture Culture" de par sa petite prise de risque.

TheNetoFox
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le 2 oct. 2014

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