En 1962 juste avant la sortie de cet album, Lou Rawls était encore un chanteur peu connu, vivotant dans des clubs et bars de L.A. Un chanteur très fortement inspiré par Sam Cooke qu’il a rencontré quand il était jeune. C’est alors qu’il signe avec Capitol Records et a l’idée de s’associer au trio du claviériste Les McCann sur un répertoire de standards de blues (« Stormy Monday », « I’m gonna move to the outskirts of town »…) et de jazz (« God bless the child », « Willow weep for me »…). La voix de baryton de Rawls, reconnaissable immédiatement, fait des merveilles et se marie parfaitement bien avec le jeu de McCann. Cet album a contribué à le faire connaître mais il va falloir attendre encore un peu avant qu’il ne devienne, en solo, une vedette du R’N’B et de la soul, à partir de 1966. Des débuts plus que prometteurs.