Mon écoute de l'album éponyme du groupe Suicide n'allait pas briser les fondements de l'apprentissage social et des sciences humaines, je n'allais pas être dithyrambique à l'égard d'un projet qui ne ressemble en rien à ce que j'ai pu écouter auparavant, moi, ayant été bercé par l'ivresse Jazzeuse de mon beau-père, les mélodies dansantes d'Afrique centrale de ma mère, l'amour du rap qu'il soit américain ou français de mon frère et par les chorégraphies entrainantes entre autres de popstars comme Beyoncé, Rihanna ou Chris Brown de ma soeur.
Alors pour un profil musicophile comme le mien, ça a été un réel défi de se confronter à un album comme celui-ci, et pour ne rien arranger, en plus d'être un genre musical dont je ne suis que très peu au fait, le dessein du projet est d'alerter, que ce soit par le choc, l'empathie, le dégoût ou même la gêne, c'est un projet infiniment minimaliste, la recette de chaque son est la même, un mélodie sempiternelle et synthétique jouée par Martin Rev et une interprétation presque cynique et souvent agglomérée de folie de la part d'Alan Vega.
Et l'ambition a si bien été épousée que j'ai vraiment été dérangé par des morceaux un peu trop sensuels comme Girl ou par l'histoire absolument horrible du son Frankie Teardrop, c'est la première fois que je fais façe à un jumpscare auditif intentionnel et sah #plusjamais; mais malgré cette folie déséspérante je crois avoir pu extraire beaucoup de choses positives de ce projet, des choses pas nécéssairement agréables musicalement, mais des choses quand même, et j'ai tout de même liké le son Cheree.