Dix titres et 70 minutes de (presque) supplice pour mes oreilles !
Si je devais résumer cet album et l'ambiance qui y règne, je dirais que j'ai l'impression qu'on est dans un abattoir et que la mise à mort de gorets et autres porcins est imminente.
Bob Dylan est pathétique, et ce n'est pas son exceptionnelle carrière dans les années 60 qui me fera penser le contraire.
Faisons la part des choses.
Tempest. Oui effectivement, c'est la tempête. La tempête qui souffle sur la fin d'un homme, une fin bien tristounette et fade. Dès l'introduction avec Duquesne Whistle, je me dis que la route va être longue. Dylan a une voix qui sent le sapin et heureusement qu'y a les effets de studio, sinon je pense que l'ensemble aurait été inaudible.
Pour être direct et ne pas passer par des détours inutiles, Tempest est chiant à crever. C'est un album de retraité. Un album qui sent mauvais les soirées d'hiver à se lamenter sur un retour de l'été et de la chaleur. Cet (ultime ?) opus de Bob apparaît comme un testament. Il signe là son acte de fin, sa final touch. Mises à part Scarlet Town et Tin Angel, et accessoirement Narrow Way, je ne vois vraiment pas ce qu'il y a à sauver.
Jesus portant sa croix sur le mont de pitié. Ce disque n'est pas du blues. Ça n'est même pas de la folk ! C'est quoi alors ?!
Peut-être de pâtée pour chats, et encore des chats pas bien difficiles avec la bouffe. Car nom de dieu, c'est quoi cette chose qui vient des entrailles d'une crypte ? Encore, dans Modern Times, Bob Dylan avait encore une voix certaine (ou une certaine voix) mais Tempest clôt le spectacle de triste manière, et c'est pas beau à voir. La bête a muté. Elle est horrible et déformée. Elephant Man qu'ils auraient dû l'appeler cet album.
...et le rideau sur l'écran est tombé.
Clap.