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Trompeur...
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le 2 avr. 2017
La fin. On repousse le moment d'y penser le plus longtemps possible quitte à oublier de planifier sa retraite. On se dit qu'on a du temps, qu'en moment opportun, naturellement, les choses se placeront d'elles mêmes. Il y a un sentiment de surpuissance qui se rattache à la jeunesse, une procrastination temporelle vers le milieu de vie et une urgence d'agir qui prend naissance à mesure que la vieillesse se pointe le bout du nez. Malgré tout, j'ai toujours gardé à l'esprit l'importance du dernier souvenir. Car, qu'il soit question de notre propre mort ou celle d'un proche, personne ne veut partir en mauvais terme, que la dernière interaction soit de la merde.
In flames aussi vieilli lentement mais sûrement. Ils ont d'abord été dans la catégorie death métal, ensuite death métal mélodique puis, à force d'albums, ils seraient plutôt, maintenant, dans une sorte de heavy métal mélodique gardant encore des cris sporadiques en quantité nettement moins grandes. Le chanteur a visiblement prit goût à la voix claire et, à mon avis, ça lui convient comme ratio. Même qu'à quelques reprises, il se permettra certaines envolées d'assez haute voltige. Comme la musique garde sa texture, distorsion relativement feutrée, moins grinçante ou lourde que d'autres groupes du même acabit, on y ajoute parfois des variantes originales. Ici, ce sera des chœurs chantés par des jeunes à l'unisson. Comme il est question de notre finalité en tant qu'humain en guise de sujet, l'idée est particulièrement appréciée d'utiliser la jeunesse pour faire un pont contrastant avec l'adulte qui partira. Le fait que le chanteur étire le titre " do you think about the eeeend..." est d'ailleurs bienvenue ici. Un peu comme si il y avait une souffrance introspective, un appel à la conscientisation. À moins que je sois bon pour la camisole de force. C'est selon...
J'aurais tendance à croire que in Flames use de plus en plus de philosophie à travers sa musique. On a enlevé le début méchant et le refrain gentil pour le sublimer en un amalgame plus varié ce qui a pour effet d'être plus cohérent dans l'ensemble plutôt que saccadé. La fluidité musicale qui en ressort laisse alors, toujours à mon avis, place à un contenu lyrique plus recherché. Certains artistes feront des albums, vers la fin de leur règne, uniquement pour faire un album. Ce choix fait plaisir au fans ayant quelque chose à se mettre sous la dent. Néanmoins, c'est à discuter comme méthode car on privilégie la facilité plutôt que le contenu. In flames, pour sa part, emprunte le chemin inverse et offre un produit certes moins agressif, cependant, on y gagne au change en ce qui a trait à la qualité du contenu.
J'y pense. Pas juste à mon tour de piste avec la faucheuse. La fin de certains proches pour qui j'ai, soit de l'estime, soit une certaine sympathie ( ancienne belle-mère, artiste significatif...) Pour avoir vécu le deuil, on sait que le temps s'arrête, les jours sont flous, la vie perd du sens. On survit mais la suite est accompagnée d'une écorchure permanente. L'anticipation d'un deuil qui viendra à ce quelque chose de chiant car il impose 3 réalités distinctes qui devront être traversées. 1. La logique de l'âge. Je perdrai tôt ou tard mon père étant donné son âge, on n'y échappe pas. 2. L'universalité de la mort, tout le monde y passe. 3. Le scénario du après. Je l'ai déjà vécu. Ça fait mal. Je dois alors composer avec l'idée que l'autre ne sera plus là à des moments où j'avais l'habitude de le voir ou de lui parler. Les endroits ne seront plus les mêmes non plus. Et par dessus tout, on comprend avec douleur que cette absence est définitive. C'est malheureusement...
Créée
le 31 mars 2026
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