The Kings of Jazz se présente comme un double voyage : un premier disque façonné par Gilles Peterson, un deuxième par Jazzanova. Sur la première partie, Peterson confirme son statut de maître conteur : il tisse une sélection limpide, où les classiques dialoguent avec des perles plus rares. L’écoute est fluide, élégante, et chaque transition donne l’impression d’un parcours pensé comme une histoire.
Le deuxième disque, confié à Jazzanova, prend une autre direction : plus électronique, plus fragmentée, moins centrée sur le cœur du jazz que sur ses métissages. Si cette approche a son intérêt, elle déroute et manque parfois de la cohérence et de la chaleur que Peterson installe. Pour certains, ce contraste sera stimulant ; pour d’autres, il affaiblira l’ensemble.
Ainsi, l’album double n’a pas la perfection homogène qu’on pourrait attendre. Il y a un premier disque magistral, et un second qui divise.
Résumé : Un double album contrasté, entre l’excellence narrative de Peterson et l’approche plus inégale de Jazzanova.
🎶 Une œuvre précieuse mais déséquilibrée, dont le premier disque domine largement.