Un album bouleversant, qui nous prend à rebours et qui nous rappelle à quel point la fragilité de l'homme peut parfois se retourner contre lui-même et ouvrir la porte à l'insondable joie de l'ivresse. Une ôde à
Non, je déconne.
Je sors du bistrot.
Je viens de rentrer. Y'a du monde qui passe à la maison, pour des raisons X ou Y. Peu importe. Mais j'ai tendance à passer mes fins de soirées avec des personnes qui ne font pas parti de mon quotidien. Mais notre quotidien, que les autres aiment ou pas, on a tendance à les y impliquer. Pour se sentir moins seul peut-être, mais surtout, j'insiste, pour le partage.
Alors je leur ai dit « Il est temps de faire dodo les gars, mais avant de se coucher, on va écouter un truc qui va nous mettre bien. Bon, c'est un Français qui chante en anglais, sur la première chanson on sent qu'il a un accent pourri mais vous allez vous laisser porter vous verrez c'est cool »
Et les gars, je vous assure, c'était cool. Très cool. Et la fille, en fin de soirée pourtant, elle a même un peu dansé, en tout cas elle a dit qu'elle aimait (oui parce que en vrai il n'y avait pas grand monde à part une fille). Elle m'a dit que ce n'était pas une musique qui la surprenait par contre. Moi j'étais pas d'accord, moi j'ai dit « c'est plein de variations, émotionnellement parlant en tout cas. Je sais pas comment dire, la musique j'y connais pas grand chose ». Après je lui ai mis du Ghinzu. J'ai mis « Sweet Love » et j'ai commencé à avoir les larmes aux yeux (quand la mélodie de la voix part sur le grave, à la suite de micro-contre rythme sur des touches d'ivoire, et laisse un micro-blanc ensuite, et que ça repart). La fille, elle m'a dit bonne nuit, et elle est partie se coucher.
On peut pas tous piger les variations, ni les prévoir. Ça dépend de l'instant, déjà, forcément.