The Messenger (2013) marque les débuts solos de Johnny Marr, ex-guitar hero des Smiths. Et si l’on attendait une claque, on se retrouve plutôt avec une tape sur l’épaule. C’est carré, bien ficelé, et la guitare brille toujours — normal, c’est Marr. Mais à force de vouloir rester sobre, l’album finit par manquer cruellement de relief.
Le chant ? Honnête, sans éclat. L’écriture ? Solide, mais rarement mémorable. On sent l’intention, la sincérité — mais aussi une prudence frustrante. Quelques titres sortent du lot (Upstarts, New Town Velocity), mais l’ensemble tourne un peu en rond. Ce n’est pas raté, c’est juste trop sage.
Un 7/10 mérité : un bon disque, mais pas un disque marquant. Johnny Marr pose les bases, mais ne fait pas encore trembler les murs.