Steven Wilson, découvert un peu par hasard au Hellfest - d'ailleurs, modérément apprécié des puristes du Hellfest, car peu métal même s'il avait fait des efforts en l'occurrence - m'avait bien accroché. Il avait alors proposé une musique rock et planante, exigeante et accessible à la fois.
Ici, l'ancien leader des Porcupine Tree, représentant émérite du rock prog nous remet dans le bain de ce genre musical, en explorant l'insondable infini de l'univers, celui que parait-il, on éprouve quand on vogue dans un engin spatial en direction de la lune, par exemple. En deux titres, en tout cas sur la version physique de l'album, Steven Wilson tente de nous faire éprouver cette émotion.
Et alors, tout ce qui fait le propre du prog arrive : deux morceaux longs, donc, constitués alternativement de partie space rock / rock psyché, avec des passages ambient, des longues plages instrumentales, de la prod électro gracieuse, des crescendo decrescendo.
On entend du Floyd, mais aussi du Genesis (mais aussi du Peter Gabriel en solo), avec une puissance mélodique un peu moindre (mais est-ce ce que les aficionados du prog attendent) ? On passe un bon moment, et en même temps, on ne se soulève jamais complètement devant un morceau de bravoure qui emporterait tout sur son passage.
On plane dans l'espace au-dessus de la terre, mais de tempête cosmique il n'est point question. On parlait d'émotion de l'Overview, mais au final, c'est peut-être ça qui manque le plus.