Mon dieu, que ce début d'album est impressionnant : austère, immémorial, vertigineux même ! La voix, parfaite, d'Alela Diane. La puissance des allégories, aussi simples que radicales, puisqu'on semble toucher du doigt l'essentiel de la vie : famille, amour, terre, on est dans l'Amérique des origines, celle dont on peut se moquer mais qui a quelque chose de tellurique dans son primitivisme. Et puis, au fil des chansons, la fascination s'épuise, The Pirate's Gospel ne tient pas vraiment la distance, le cœur ne se serre plus autant, on revient dans le domaine plus rassurant du folk éternel. Dommage ! N'empêche qu'on a tremblé, et ça, ça n'a pas de prix ! [Critique écrite en 2008]