A l'ère de Lana Del Rey et des jeux vidéos nés pour mourir en blue jeans, on en viendrait presque à oublier Alela Diane, petite américaine au timbre de voix rappelant les idoles des 50's, au même titre qu'une anciennement Lizzie Grant. Alela Diane débarque donc en 2006 avec son premier album, The Pirate's Gospel, pour nous en foutre plein les oreilles.
Dès les premières secondes de l'album, on se voit directement transporté dans la petite maison dans la prairie, ou dans un champs de l'Amérique des 30's, ou des 50's, au choix. Les mélodies, bien que simplement à la guitare et pourtant si simplistes, font leur effet, et octroient même de nombreux frissons lorsqu'elles sont accompagnées de la voix si particulière de la jeune ricaine, et on reconnaît tout de suite une imprégnation forte du mouvement psyché folk des 60's, tout en voulant rappeler en même temps l'époque des bisons et des amérindiens. Et en fermant les yeux, on s'y croit.
Grâce à son timbre de voix si particulier, parfois haut perché, parfois grave, souvent net, quelques fois avec des fausses notes qui donnent pourtant un charme tout particulier au chant. On aime, on n'aime pas ? Non, on adore. Alela Diane nous transportera également entre rire et tristesses, entre sifflements et pleurs, entre le folk et le blues, entre Something's Gone Away et Clickity Clack.
Petit bémol cependant, on aura rapidement l'impression d'avoir fait le tour des chansons de part la seule présence d'une guitare, et des chansons qui malgré leur subtilité, leur personnalité propre à chacune, se ressembleront si l'on écoute sans y porter beaucoup d'attention.
Pourtant, malgré ces bémols, Alela Diane réussira à nous faire réécouter plusieurs fois sans jamais s'en lasser son Pirate's Gospel un après-midi d'été ou un matin d'hiver. Un incontournable, tout simplement.
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