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Tu es mon autre
La premiere fois que je t'ai écouté c'était il y a longtemps maintenant, tu es apparu comme une évidence, j'étais tellement triste et ta musique était exactement ce que je ressentais. Je me rappelle...
le 18 sept. 2012
On aimerait le croire, mais les faits sont ce qu'ils sont, et le Top40 était alors rempli de one-hit wonders. Au lieu de ça, The Smiths peuvent se targuer d'être les gardiens (si ce ne sont les sauveurs) de la fameuse "guitar music" dont une quantité innombrable de groupes profitera par la suite. On ne dira pas qu'ils étaient les seuls à labourer cette terre à l'époque, mais ils étaient sans aucun doute le groupe le plus abouti.
The Queen is Dead peut se savourer à divers degrés.
Musicalement, le travail complexe et délicat à la guitare de Johnny Marr renforce sa position parmi les plus grands représentants de l'instrument, et il est merveilleusement soutenu par les deux héros anonymes des Smiths: Joyce et Rourke.
Pour ce qui est des textes, l'album peut, une fois encore, être apprécié à différents niveaux. Bien que romantique et obsédé par la mort, il contient plusieurs belles chansons d'amour et de désir auxquelles toutes les générations peuvent s'identifier: There's a Light That Never Goes Out et Never Had No One Ever; le côté économique et social de l'ère Thatcher est couvert à travers Frankly Mr Shankly et The Queen is Dead (et ouvrir l'album avec un extrait de Take me Back to Dear Old Blighty est une pique magistrale); l'attitude hypocrite de l'Eglise est moquée dans Vicar in a Tutu et le toujours grandissant spectre du suicide juvénile est traité avec I Know it's Over. Tous ces sujets sont maîtrisés avec une dose d'intelligence et d'humour rafraîchissante accentuant de façon subtile l'importance et l'impact de l'album.
Plus encore que n'importe quel disque de The Smiths, The Queen is Dead est un album rock. Marr déchire tout avec sa gratte sur des titres comme Bigmouth Strikes Again, Cemetry Gates, Vicar in a Tutu et The Boy With the Torn in his Side qui foncent à toute vitesse et prouvent que misérabilisme ne signifie pas nécessairement musique triste. Pour autant, l'aspect le plus impressionnant de The Queen is Dead est l'écriture. En une tournure de phrase c'est tout un nouveau monde qui se présente à nous, de l'isolation "Life is very long when you're lonely" au mépris envers la culture moderne "I'd rather be famous than righteous or holy, any day", en passant par l'exubérance pure et sincère d'être amoureux "And if a double-decker bus crashes into us, to die by your side is such a heavenly way to die. And if a ten truck kills both of us to die by your side well the pleasure and the privilege is mine". Si quelqu'un voit le dernier couplet comme quelque chose de dépressif, alors peut-être que cette personne n'a encore jamais été réellement amoureuse.
The Queen is Dead n'est peut-être pas le classique qu'on prétend qu'il est (un titre comme Some Girls are Bigger than Others est là pour nous le rappeler), mais il est fort justement présenté comme un jalon de l'Histoire du rock. Si seulement The Smiths avaient su rester solidaires, ça aurait pu être le commencement de quelque chose d'unique et d'extraordinaire.
{S'il ne fallait garder qu'un titre}: There's a Light That Never Goes Out. Pourquoi ? Parce que.
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Créée
le 28 déc. 2014
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