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SuivreProg Rock à papa
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IQ m’impressionne. Plus de trente ans de carrière derrière eux, on pourrait croire que ces vétérans du néo-prog britannique auraient pu prendre leur retraite et voilà qu’ils nous pondent The Road of Bones, un double album d’une profondeur impressionnante.
Profond et sombre, on peut aisément le comparer à Ever, un de mes albums préférés du groupe, ainsi qu’au précédent double album, Subterranea, qu’il surpasse de la tête de des épaules. C’est du pur IQ, empruntant quelque peu à Genesis, mais surtout dominé par l’incomparable timbre de Peter Nicholls.
Techniquement, The Road of Bones, c’est le premier CD: cinq pistes, cinquante-trois minutes, dominé par l’immense « Without Walls » de près de vingt minutes, mais également par le morceau-titre, véritable diamant noir. Mais son CD « bonus », alignant six titres pour quarante-neuf minutes, le prolonge de manière quasi-naturelle: des morceaux comme « Knucklehead », « Fall and Rise » ou « Ten Million Demons » s’insèrent avec aise dans la narration.
Comme je le disais avec le précédent album, Frequency, IQ fait du néo-prog à la IQ, ce qui est à la fois une faiblesse et une force. Avec The Road of Bones, on est plutôt dans le domaine de la force: IQ joue sur ses talents majeurs – la voix de Peter Nicholls, donc, mais également un talent indéniable pour les compositions alliant mélancolie et puissance, avec un côté implacable dans les instrumentaux.
À l’heure où vous lirez ces lignes, je serai sans doute dans le train pour le festival Night of the Prog, où ils doivent se produire. J’avoue que j’appréhende un peu: ma dernière expérience de IQ en concert, à ce même festival, avait été du domaine de la déception. Maintenant, The Road of Bones me donne plein de motifs d’espérer – onze au total, autant qu’il y a de titres dans cet album. reste à espérer que ça va se traduire sur scène.
(Spoiler: ça s'est.)
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Créée
le 13 mai 2015
Critique lue 243 fois
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